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SYNOPSIS
La structure et l'argument de:
ENTRER A TRAVERS L'IMAGE
L'Ancien Langage d'Images dans les Mythes, l'Art et les Rêves
STRUCTURE
Le livre est divisé en trois voyages successifs à travers le même labyrinthe d'imagerie, parcourant les Chemins Mythique, Symbolique et Onirique. A cela s'ajoute une Introduction et une Conclusion, créant la structure suivante:
Introduction: L'Ancien Langage d'Images à notre Epoque Moderne
Ch. I : Entrer à Travers l'Image
PREMIERE PARTIE : LE CHEMIN MYTHIQUE
Ch. II: Le Temps et la Narration dans les Mythes
Ch. III: Le Temps et la Narration dans le Judéo-Christianisme
et l'Hindou-Bouddhisme
Ch. IV: La Compréhension Mythopoétique du Temps
dans les Mythes Anciens
Ch. V: Le Moment Sacré
Ch. VI: Le Mythologème de la Mort et Renaissance
Ch. VII: Les Mythes Cosmogoniques
comme Modèle de l'Esprit
DEUXIEME PARTIE : L'ART & LE CHEMIN SYMBOLIQUE
Ch. VIII: Les Symboles Traditionnels du Sacré
Ch. IX: Le Mythologème du Coniunctio
Ch. X: Combiner les Symboles et Croiser les Mythes
Ch. XI: Les Symboles Créatifs dans l'Art Visionnaire
TROISIEME PARTIE : LES RÊVES & LE CHEMIN ONIRIQUE
Ch. XII: L'Interaction entre les Mythes et les Rêves
Ch. XIII: Les Seuils de Vie Oniriques
Ch. XIV: L'Interaction entre l'Art et les Rêves
Ch. XIV: Entrer à Travers le Rêve
Conclusion: Le Labyrinthe Eternel
ARGUMENT
Dans l'Introduction, nous retraçons brièvement l'histoire de l'ancien Langage d'Images, trouvant des exemples dans Nietzsche, Freud et Jung (la psychologie des rêves) ainsi que Eliade, Campbell, Zimmer et Frye (la mythologie). Penser-en-images sous-tend aussi les oeuvres de certains peintres et écrivains du 20ème siècle. Ainsi, de plus amples exemples sont montrés dans les peintures de Magritte et Fuchs ainsi que dans les romans de Kazantzaki et Hesse. Dans chaque cas, le Langage d'Images se révèle comme une manière de penser plus ancienne qui a graduellement disparue dans nos pensées modernes. Par conséquent, nous avons aussi perdu la puissance poétique qui nous permettait jadis de voir le Sacré et d'en parler, comme cela était le cas dans les temps anciens. En regagnant ce Langage d'Images perdu, nous pouvons contempler à nouveau le Sacré dans le déploiement graduel de la vie elle-même.
Dans le chapitre préliminaire (Ch. I), nous faisons notre première tentative à entrer à travers l'image, prenant comme exemple le retable de Van der Weyden 'la Vierge et l'Enfant'. Utilisant un mélange de sentiments et imagination, nous constellons une série d'images-souvenir autour de cette oeuvre. Tout d'abord, utilisant la libre association (Freud), nous constellons une série d'images-souvenir personnelles provenant de l'histoire de notre vie. Puis, utilisant l'amplification (Jung), nous constellons une autre série d'images-souvenir collectives provenant de notre mythologie culturelle. De cette façon, l'image fait à nouveau la liaison entre notre vie et le Sacré. En effet, elle nous offre la clé qui déclenche une vision momentanée du Sacré. Lorsque nous suivons certains sentiments à travers cette série d'images-souvenir personnelles et culturelles, nous entrons à travers l'image de la vierge et l'enfant vers une expérience momentanée du Sacré.
Mais, la Vierge et l'Enfant n'est qu'un exemple parmi de nombreuses images qui peuvent apparaître dans le 'labyrinthe éternel'. Ce dédale d'imagerie se manifeste aussi bien dans le cosmos externe que dans l'intérieur de l'esprit. Pour nous orienter à travers ce labyrinthe, trois fils conducteurs apparaissent : les Chemins Mythique, Symbolique et Onirique. Chacun relie une image avec l'autre et les arrange en accord avec l'ancien Langage d'Images.
Penser à travers les nombreux arrangements d'images dans les mythes, l'art et les rêves, c'est 'penser-en-images'. La logique sous-jacente à ce processus est appelée 'iconologique', et un 'iconologue' décrit tout arrangement d'images ayant un ordre ou une signification reconnaissables. Les mythes eux-mêmes, à travers leur structure narrative, nous offrent les iconologues les plus évidents. Il en est de même des symboles et mythologèmes de l'art et des rêves. Mais, les symboles peuvent être combinés et les mythes peuvent se croiser. Ceci constitue une partie des nombreux iconologues possibles.
L'iconologique existe inconsciemment dans nos rêves, tandis que les mythes anciens et les oeuvres d'art sacré ont graduellement élevé ses structures à la conscience. Ainsi, notre étude commence avec les iconologues des mythes et de l'art, pour finalement les comparer avec les structures des rêves. En apprenant à 'penser à travers' tous ces iconologues, nous commençons à penser à nouveau dans l'ancien Langage d'Images. En effet, nous regagnons la connaissance nécessaire pour entrer à travers l'image.
Première Partie : le Chemin Mythique
Dans le premier chapitre du Chemin Mythique (Ch. II), nous notons qu'il y a deux types de mythe : le mythe Cosmogonique, incluant la création ou la destruction du monde; et le mythe Héroïque, incluant le départ, la descente, et l'épreuve subie par le héros au nadir le plus sombre, suivis de son ascension et son retour. Tous les mythes sont un arrangement d'images dans le temps. Mais les mythes Héroïques arrangent aussi leurs images à travers la tâche du héros qui crée une structure narrative de base. Ainsi, les images des mythes sont arrangées à travers trois iconologues fondamentaux : le temps, la narration, et la tâche du héros. Dans les deux chapitres suivants (III & IV), nous étudions des exemples de ces trois iconologues dans les mythes du Judéo-Christianisme, de l'Hindou-Bouddhisme, et de l'ancien Proche-Orient.
Par conséquent, nous comprenons que les narrations du Judéo-Christianisme sont en forme de U, et transparaissent dans le temps historique linéaire, tandis que ceux de l'Hindou-Bouddhisme sont en forme de O, et transparaissent dans le temps cyclique. De même, les mythes du Proche-Orient démontrent une compréhension du temps plus ancienne, appelée par Eliade 'le Temps Mythique éternel'. Au nadir de toutes les narrations en forme de U ou de O, un moment important apparaît lorsque le héros sacré expérimente une mort, renaissance et éveil momentanés.
Donc, au commencement ou à la fin des mythes Cosmogoniques, et au nadir des mythes Héroïques, le Sacré est momentanément révélé sous un aspect symbolique. Aussi, les mesures du temps linéaire ou cyclique sont temporairement transcendées, résultant en une fugace expérience du 'Temps Mythique éternel'. Ainsi, à travers ces mythes, l'éternel Sacré apparaît brièvement dans une Révélation momentanée. Dans les oeuvres d'art sacré, ce moment de Révélation est 'immobilisé' et préservé pour toujours, où il devient une 'Image Seuil'.
Au cours des deux prochains chapitres, ces Images Seuil sont considérées en détail. Premièrement, elles sont considérées comme des symboles traditionnels du Sacré dans l'art chrétien, bouddhique et égyptien (Ch. V). En particulier, nous étudions le moment dans le temps préservé dans ces oeuvres, et qui peut être réexpérimenté dès qu'elles sont entrées à travers. Deuxièmement, les Images Seuils sont considérées telles des mythologèmes, signifiant que c'est plutôt l'action symbolique, sans considérer le héros, le lieu ou le temps, qui manifeste le Sacré. Ceci est particulièrement le cas du 'Mythologème de la Mort et Renaissance', qui apparaît au seuil nadirique de nombreux mythes culturels (Ch. VI).
La mort, renaissance et éveil momentanés que le héros expérimente au nadir de son mythe sont liés à nos propres passages de seuil de vie. Car, à chaque fois que nous évoluons de l'enfance à l'adolescence, ou de l'adolescence à l'âge adulte, nous aussi devons subir une mort et renaissance symboliques, accompagnées d'un éveil possible à la sacralité et totalité sous-jacentes à la vie. Mais dans nos vies modernes, ces révélations ne se produisent plus, particulièrement parce que nous avons perdu 'les rituels d'extase' qui jadis évoquaient de telles expériences sacrées. Bien que notre société échoue à nous initier 'de l'extérieur', nos rêves continuent à nous offrir des images à travers lesquelles nous pouvons encore être initiés 'de l'intérieur'. Car les rêves nous offrent des images de nos propres seuils de vie; au nadir du rêve, une Image Seuil Onirique apparaît. En élucidant les rêves à la lumière des mythes et des symboles, les révélations inhérentes à la vie peuvent être à nouveau aperçues, comme nous le verrons dans la section finale sur les Rêves.
Dans le dernier chapitre du Chemin Mythique (Ch. VII), nous examinons les mythes Cosmogoniques, particulièrement à travers l'Apocryphon de Jean (un mythe gnostique découvert en 1945). Une fois que ce mythe est lu et compris, il se révèle comme un modèle élaboré, non seulement du cosmos externe, mais aussi de l'intérieur de l'esprit. En effet, tous les mythes Cosmogoniques, qu'ils soient de la création ou de l'apocalypse, modèlent nos seuils de vie infantiles qui, une fois franchis, disparaissent dans les profondeurs inconscientes de l'esprit. Les mythes Cosmogoniques nous aident à retrouver ces souvenirs perdus. De même, les mythes Héroïques modèlent nos seuils de vie plus matures comme acquérir une profession (le mythologème de la 'conquête') ou trouver un partenaire pour le mariage (le mythologème du 'coniunctio'), entre autres. (Un résumé des seuils de vie est donné au début du Ch. VI et est relié aux rêves dans le chapitre XV).
L'Apocryphon de Jean révèle aussi un regard plus ancien sur le monde tel 'une unité et multiplicité'. A travers une métaphore élaborée, chaque être créé devient un miroir dans lequel l'unité divine se voit reflétée. De cette manière, l'unicité du divin est préservée, même lorsqu'elle se divise en la multiplicité des choses créées. Chaque objet, plante, et animal, à travers sa manière unique d'être, de croître et de se mouvoir, nous offre un reflet ou une image particulière du Divin. Et pourtant, c'est seulement l'Homme, à travers sa conscience, qui peut voir le Divin à travers ces images. Il fait cela dans un moment de réflexion, lorsque le Divin réfléchit sur lui-même à travers l'Homme.
Grâce à ce regard plus ancien sur le monde, la Manière de Penser Symbolique désormais perdue est graduellement regagnée. L'Homme est capable de 'penser à travers' les images (dans le cosmos ou dans son esprit) de façon à ce qu'elles deviennent de nombreux 'reflets' du Sacré. C'est de cette façon qu'il apprend à entrer à travers l'image vers le Sacré à sa source. La multiplicité des images devient une multitude de reflets fragmentés dans 'un Miroir Diverse et Divin'. Cela devient clair dans la section suivante de notre étude.
Deuxième Partie : l'Art et le Chemin Symbolique
Lors de notre prochain voyage, le long du Chemin Symbolique, nous considérons les symboles en l'absence de leurs mythes. Pour commencer, nous retrouvons un regard plus ancien sur le Sacré tel une unité divine ('l'Un'), citant les philosophes présocratiques et néoplatoniciens (Ch. VIII). Particulièrement dans Macrobe, nous rencontrons à nouveau la métaphore du 'miroir' de l'Apocryphon de Jean. Macrobe ajoute à cela l'idée d'une logique plus ancienne basée sur les 'similarités et différences'. Lorsque nous apprenons à 'associer par similarités et distinguer par différences', une multiplicité d'images peut être combinée en une seule vision du Sacré. Cette logique plus ancienne au coeur de l'iconologique nous permet de 'penser à travers' de nombreuses combinaisons d'images, et donc, de regagner la 'Manière de Penser Symbolique' jadis oubliée.
Puisqu'elle crée son propre et unique chemin à travers le labyrinthe éternel, la Manière de Penser Symbolique est poursuivie dans les chapitres restants de cette section. Tout d'abord, nous considérons des symboles traditionnels du Sacré, tels que la Magna Mater et le Pater Omnipotens (Ch. VIII). Puis, à travers le mythologème du Coniunctio, nous considérons ces deux symboles en combinaison, comme dans le mariage sacré du Dieu et de la Déesse (Ch. IX).
Tous ces symboles et mythologèmes nous offrent de nombreuses Images Seuil. Comme Images Seuil, elles modèlent les seuils de vie plus tardifs, tels que le mariage (le coniunctio) ou la profession (la conquête). Et pourtant, lorsque nous apprenons à 'penser à travers', et même, entrer à travers ces images, nos propres seuils de vie retrouvent leur dimension sacrée.
Dans les écrits et les oeuvres d'art plus modernes, nous rencontrons à nouveau des symboles traditionnels, mais dans des combinaisons nouvelles et plus créatives. A travers Kazantzaki et Hesse, nous voyons comment les mythes de cultures différentes peuvent se croiser dans leurs romans (Ch. X). Et à travers Johfra et Fuchs, nous voyons comment différents symboles culturels peuvent être combinés dans une seule peinture (Ch. XI). Certaines oeuvres de ces artistes sont élucidées, et les intensions de l'Art Visionnaire sont rendues explicites à travers leurs écrits.
Troisième Partie : les Rêves et le Chemin Onirique
Sur le Chemin Onirique, nous considérons les arrangements d'images particuliers qui s'élèvent dans les rêves. Notre but n'est pas d'interpréter les rêves, mais de 'penser à travers' leur imagerie à la lumière de l'ancien Langage d'Images. Puisque nos chapitres sur les mythes et l'art ont déjà élevé un certain nombre d'iconologues, les rêves sont élucidés à travers les mythes et l'art, considérant particulièrement leurs narrations, symboles et mythologèmes.
Les deux premiers chapitres, dédiés à l'interaction entre les mythes et les rêves (XII & XIII), notent comment les rêves créent spontanément des narrations qui se déploient au cours du temps. Aussi, le rêveur reçoit une tâche qu'il doit terminer avant la fin du rêve. Une série de rêves de Baudelaire, Descartes et Tolstoï démontre comment cette tâche comprend souvent le passage anticipé d'un seuil de vie. Ainsi, les rêves 'annoncent de l'intérieur' de tels seuils de vie anticipés comme 'engendrer un enfant' (Baudelaire), 'acquérir une vocation' (Descartes) et même 'approcher la mort' (Tolstoï). Au nadir de chacun de ces rêves, une importante image s'élève, que nous reconnaissons telle une Image Seuil Onirique.
Les deux chapitres suivants, dédiés à l'interaction entre l'art et les rêves (XIV & XV), considèrent ces Images Seuil Oniriques en profondeur. Utilisant la technique de libre association de Freud et la technique d'amplification de Jung, nous constellons une série d'images-souvenir personnelles et culturelles autour de l'Image Seuil Onirique afin d'entrer à travers elle.
Deux rêves intrigants de Fuchs et Tarkovski sont cités, chacun extrêmement riche dans son imagerie visuelle. Et pourtant, nous résistons à la tentation de les interpréter. A la place, les différentes manières de 'penser à travers' leurs images sont considérées. En particulier, nous nous concentrons sur l'Image Seuil Onirique. En constellant une série d'images-souvenir personnelles et culturelles autour d'elle, puis en l'élucidant à la lumière des symboles et mythologèmes sacrés, le but plus ancien du rêve se révèle à nouveau. Les rêves nous offrent des images de nos seuils de vie qui, une fois élucidés et entrés à travers, révèlent la vie telle un déploiement plus sacré.
Conclusion
Dans la conclusion, nous revoyons les chemins poursuivis à travers les Mythes, l'Art et les Rêves. A chaque fois que nous entrons à travers l'image, nous regagnons un aperçu de l'unité et la sacralité sous-jacentes à la vie. Et donc, avec le passage de chaque seuil, la vie devient une série de révélations. L'existence elle-même nous offre ce déploiement graduel du Sacré - mais seulement à travers une pleine participation et engagement dans la vie.
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